- LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE -


Le Japon médieval, et par conséquent le monde de Bushido, est un pays raffiné où règne un niveau culturel très élevé. Cela se traduit par un foisonnement d'arts et d'artistes couvrant tout les domaines. Les joueurs peuvent choisir de créer un personnage possédant des talents artistiques allant de la poesie à la peinture en passant par la musqiue. En ce qui concerne cette dernière, cela se traduit surtout par la connaissance d'un instrument de musique. Or, le livre de base n'est pas très explicite sur ce sujet. Cette aide de jeu vous propose donc de voir plus en détail les instruments de musique traditionnels du Japon afin d'éviter de voir une multiplication peu réaliste des joueurs de Biwa, seul instrument connu de la plupart des joueurs.





Le Biwa: Commençons par le plus célèbre auprès des joueurs. Sa popularité doit à mon avis venir surtout du Biwa de Benten, cet artefact aux pouvoirs magqiues plus qu'interressant. Le biwa est une sorte de luth d'origine chinoise qui fut introduit au Japon dans le courant de l'époque Nara (VIII° siècle). Son rôle était alors d'accompagner les danses. Le biwa fut ensuite un peu oublié avant de se revenir entres les mains de moine de la secte Tendaï(voir note) qui parcourainet le pays en racontant des histoires anciennes en s'accompagnant du biwa. Il existe divers forme de biwa qui se différencie par le nombre de cordes et le nombre ce chevalets qui maintiennent ces cordes. Une des versions a d'ailleurs connu un franc succès auprès de la classe des samouraïs: le Heike biwa à quatre cordes et quatre chevalets. On joue du biwa à l'aide d'un plectre en bois, un peu à l'instar d'un banjo.

Note: La secte tendaï était une secte Boudhiste ramené de chine et qui fut autorisé à s'implanter au Japon vers 806 au mont Hiei près de Kyoto. Elle connu un franc succès durant la période Heian mais déclina lors de l'époque Kamakura face au succès d'autres sectes boudhistes bien que son pouvoir politique fut toujours important surtout gràce aux nombreux moines soldats présents dans ses rangs. La secte perdit totalement son influence durant la période Sengoku suite à une attaque de Oda Nabunaga.



Le shamisen: qui, en idéogramme se traduit par les 3 cordes parfumées, est d'origine chinoise et fut introduit sur l'île d'Okinawa vers le milieu du XVI° siècle et fut utilisé dans la musique populaire. Il fut introduit dans les autres îles de l'archipel au debut de la periode Edo (XVII° siècle). Son rôle se diversifie alors, il sert aussi bien dans la musique populaire, que dans l'accompagnement de voie, ou bien encore au sein d'un ensemble musical. Le shalizen est une sorte de luth, de 1.1m à 1,4m, qui se compose de 3 cordes montées sur une caisse de résonance carrée en bois de santal et couverte d'une peau de chien ou de chat. Comme le biwa, on en joue à l'aide d'un plectre de bois appellé bachi. Il est l'instrument de prédilection des geishas.



Le koto:Le koto est instrument d'origine sino-coréenne qui fut introduit au japon vers le VI° siècle. Le koto d'origine subit de nombreuses transformations avant de connaître sa forme définitive. Au début de l'ère Edo (XVII° siècle), on lui composa une musique spécifique: le sôkyoku. Le koto est une sorte de cithre à 13 cordes de soie. La caisse de résonance est taillée dans du paulownia, arbre d'origine chinoise. chaque corde possède son propre chevalet mobile qui permet de faire varier la tonalité de la corde. on y joue gàce à trois onglet à la manière dont on joue de la guitare. Il existe de nombreuses variantes qui font aller de 5 à 50 le nombre de cordes.











Le Shakuhachi: fût importé de Chine au cours de l'ère Nara (VIII° siècle). Mais il ne trouva réellement sa popularité qu'au XVI° siècle car il fût adopté par les moines mendiants. Le shakuhachi est une sorte de flûte à bec en bambou d'une longueur aproximative de 55 centimètres. D'ailleurs, son nom proviendrait justement de sa longueur. En effet, un texte chinois datant du VII°siècle raconte qu'un homme nommé Rosai construisit une flûte de pan composé de 12 tuyaux. Celui qui produisait le son le plus grave avait pour mesure un Shaku et huit dixième ce qui se traduit par Shaku Hachi (huit) Sun (dixième) correspondant à une longueur de 54,5cm. Le shakuhachi est percé de 5 trous, 4 devant et un à l'arrière. Bien que d'aspect simple, le shakuhachi est conçut de façon bien specifique. Le perçage intérieur est fait de façon conique en s'elargissant vers le pavillon. Le bec quant à lui est découpé en diagonale et le bord intérieur de cette encoche est renforcé avec de l'ivoire. Comme la plupart des instruments japonais, il possède son propre repertoire mais sert aussi à accompagner le théatre Nô et d'autres instruments au coeur d'un orchestre.







Le Hichiriki: Le hichiriki est une sorte de haut bois qui possède une anche double en bambou qui permet de produire un son puissant et nassillard. Son anche est d'ailleurs trempé dans le thé le jour précédant son utilisation. Elle possède de plus une bague de réglage qui permet de jouer sur la hauteur du son et son volume. Le corps est composé de bambou enrobé d'écorce de cerisier. Il est percé de 9 trous, 7 sur le devant et deux à l'arrière. le hichiriki est surtout utilisé pour la musique de cour traditionnelle appellé gagaku et pour le kagura, chants et musiques de la religion shintoïste.



Le Sho: est une adaptation du Sheng chinois qui semble avoir été introduit au japon vers le VIII° siècle. Selon la légende, le son ainsi que la forme de cet instrument sont censés évoquer le phenix, l'oiseau mythique qui meurt en brulant et qui renaît de ses cendres. Le sho est composé de 17 pipes de bambous dont deux ne sont là que pour l'apparence et la symetrie de l'instrument. Les tuyaus sont fichés dans un bol de résonnance dans lequel souffle le joueur. L'air peut être inspiré ou expiré et provoque la vibration d'anche metallique située à la base des 15 tuyaux fonctionnels. L'air est également modulé par le doigté du joueur sur des orifices placés sur les tuyaux. Il est à noter que les trois tuyaux les plus court possèdent une sorte de capuchon en argent percé. Le sho est principalement utilisé pour le Gagaku au sein de l'orchestre traditionnel.










Le taiko: est en fait un terme générique pour désigner toutes les formes de tambours japonais. L'introduction, vers le VII° siècle, serait due à des muisciens coréens et chinois. La forme traditionnelle du taiko est un tonneau dont l'ouverture superieure est recouverte par une peau de cheval ou de daim. ce type de taiko est alors utilisé avec deux baguettes. C'est la forme la plus connue. Mais, il exite de nombreux autres taiko dont: l'ôdaiko, un grand tambour à deux faces décorées, le tsuri daiko, une sorte de gong, le kacko, un petit tambour utilisé dans le gagaku, le tsuzumi, un petit tambour à double face en forme de sablier et l'uchiwa daiko, un tambourin muni d'un manche.





Tsuri Daiko Kacko Tsuzumi




Uchiwa Daiko



Le mokugyo: est une sorte de bloc en bois fendu sur lequel on frappe avec un bâton ou un maillet. Il est surtout utilisé dans le Shômyô, musique qui accompagne les soutras, les textes liturgiques de la religion boudhiste. Son but est alors de marquer les moments importants de la cérémonie et de la lecture des textes. Dans les rites Zen, il a la forme d'un poisson enroulé sur lui même et il en porte d'ailleur le nom. Ceci est un symbole d'eveil car le poisson est un animal qui conserve les yeux ouverts même lorsqu'il est mort.







Note: Cette liste est loin d'être exhaustive. En effet, il existe bon nombre d'instruments traditionnels japonais et les présenter tous nécessiterait bien plus qu'une page Web. Le but de cet article est simplement de présenter les instruments les plus courants afin de diversifier le choix des joueurs et du mj dans l'interpretation d'un pj ou pnj musicien.